28 juillet 2015

Le maire de Ouistreham dans de beaux draps...

Tonton bédouin raconte...

Un roman d'atmosphère


On ne dévoilera pas l'intrigue pour les lecteurs qui ne connaîtraient pas l'ouvrage mais le maire de Ouistreham est un des personnages centraux du roman de Georges Simenon, le port des brumes écrit pendant l'automne 1931 dans notre belle cité. Mais toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé ne serait que pure coïncidence, comme on écrit traditionnellement. En effet, Ernest Grandmaison n'a rien à voir avec le maire de l'époque, Alfred Thomas. Armateur, résident secondaire, il vit et travaille à Caen où il dirige une compagnie de navigation, la Compagnie anglo-normande et préside la chambre de commerce. Rien à voir non plus avec les maires précédents ou suivants d'ailleurs...En effet quel édile pourrait correspondre à la description suivante ? Certes les allures étaient volontairement démocratiques... mais cette démocratie était condescendante, électorale ! Cela faisait partie d'une ligne de conduite établie. Toute allusion personnelle et anachronique à une récente émission du "jour du Seigneur" ne serait pas purement fortuite...
Un roman d'atmosphère, donc, et ce n'est pas pour rien que, Pierre Assouline, le biographe de Simenon y relèvera seize fois le terme. Un roman policier cependant, à l'intrigue un peu complexe et qui laisse une large place à l'ambiance. Brumes automnales, rudesse des autochtones, opposition de classes sociales, bistouille, coaltar et pitchpin... Les climats du romancier belge sont inimitables! Et l'épilogue transgresse le dogme fondamental du roman policier de l'époque...



L'édition originale de 1932 chez Fayard

Un roman écrit à Ouistreham

Georges Simenon s'est fait construire à Fécamp, en 1929 un cotre de 10 mètres sur 4, l'Ostrogoth, et pratique le cabotage de la Norvège aux côtes de la Manche. A la fin de l'été 1931, en provenance de Deauville, le romancier, accompagné de Tigy, sa femme et d'Henriette dite Boule, sa cuisinière et maîtresse, amarre l'Ostrogoth à Ouistreham. On ajoutera à cet équipage, Yarko, le chauffeur serbe, matelot à l'occasion, qui suit par la route au volant d'une somptueuse Chrysler rouge qui permet d'explorer à l'occasion l'arrière pays ou de rentrer à Paris si l'actualité littéraire l'exige et un autochtone, Emile Carpentier dit KIki, recruté sur place qui servira d'homme à tout faire et dont la première tâche sera de trouver à l'auteur un pied à terre où il pourra écrire. Car contrairement à la légende Georges Simenon n'écrit pas sur son bateau mais à terre, il ne rejoint en effet l'Ostrogoth que pour y passer la nuit. Cette maison se situe non loin du phare, près du port en direction de la Pointe du Siège et Simenon y installe sa machine à écrire sur une table de bois blanc frottée au sable



Il en fera un des décors du roman, la demeure du capitaine Yves Joris, personnage clé du Port des brumesUne maison à un étage entourée d'un jardin, la grille qui grince, l'allée semée de gravier, au premier, trois chambres...

Sur la piste du port de brumes

On  s'amusera à rechercher les décors qui ont inspiré l'écrivain dans notre Ouistreham de 2015 qui n'est plus depuis longtemps, ce village quelconque, habité de gens farouches et silencieux, au bout d'un morceau de route planté de petits arbres. Ce qui comptait seulement c'était le port: une écluse, un phare, la maison de Joris, la Buvette de la Marine. Certes on peut encore différencier ce que le commissaire Maigret discernait en 1931, Ouistreham-Port, Ouistreham-Village, Ouistreham-Bourgeois et Ouistreham-Bains-de-Mer mais la plupart des lieux ou des édifices décrits ont aujourd'hui  disparu victimes des évolutions techniques ou de la tourmente de 1944. Des constantes cependant, marées, brouillard de novembre, corne de brume, paysages de la Pointe du Siège, même si l'ancien poste de garde transformé en oratoire, Notre-Dame-des Dunes, détruit pendant la guerre, serait aujourd'hui sous les eaux. La villa du maire, sur la route de Lion-sur-Mer, une grosse villa normande, aux pelouses entourées de barrières blanches et semées d'animaux de porcelaine est sans doute encore là. Fini l'hôtel de l'Univers où Simenon loge Maigret, disparue la baraque en planches de la Buvette de la Marine, même si une célèbre brasserie, sensiblement à la même place, en a repris l'appellation, envolé aussi le petit train qui longe le canal, avec ses wagons du même modèle qu'en 1850... On trouvera encore en cherchant bien la manivelle qui servait à manoeuvrer les portes des écluses et on devinera le banc de sable sur lequel s'échoua la goëlette Saint-Michel. Evanouies en revanche, la jetée de bois, l'odeur de coaltar ou la bistouille de la buvette...


Notre-Dame-des-Dunes et ses ex-votos n'ont pas survécu à l'occupation allemande.

Trois romans "bédouins"

Georges Simenon écrira, sur sa machine à écrire, dans la petite maison du port pendant l'automne 1931, trois romans: La danseuse du Gai moulin, La guinguette à deux sous et Le port des brumes qui paraîtront aux éditions Fayard. Il rencontrera également dans le port normand le cinéaste Jean Renoir dont la somptueuse Bugatti stationnée devant la Buvette de la Marine en étonnera plus d'un. Le réalisateur a fait le déplacement pour évoquer avec Simenon le tournage du film La nuit du carrefour d'après le roman éponyme. Le port des brumes paraîtra en mars 1932 alors que Georges Simenon aura quitté Ouistreham, vendu l'Ostrogoth et loué, en décembre 1931, la villa "Les roches grises" à Antibes (ce qui explique que certaines éditions situent l'écriture du roman dans cette demeure). Fayard versera 15 000 francs d'avance à l'écrivain pour Le port des brumes, à peu près 5% des revenus de l'auteur pour l'année 1931 si l'on se fie aux comptes soigneusement tenus par Tigy.


Georges Simenon à Ouistreham (au centre)
photo Fonds Simenon université de Liège

Le roman, au contraire de beaucoup d'autres, ne sera jamais porté à l'écran. Il connaîtra néanmoins deux adaptations pour la télévision; la première en 1971,réalisée par Claude Barma avec Jean Richard dans le rôle du commissaire Maigret mais l'action est située à Port-en-Bessin et la seconde en 2004, tournée en Bretagne par Charles Nemes avec dans le rôle du célèbre policier, l'acteur Bruno Cremer.
L'oeuvre est régulièrement rééditée et disponible dans la (les) bonne(s) librairie(s) de Ouistreham où on m'a assuré qu'on en vendait encore. Une bonne occasion de découvrir ou de redécouvrir le roman, sur le sable, pas forcément sur une des chiliennes décidément désertes de la "plage to be" mais c'est sûrement le "novel to read" comme on dit maintenant chez nous.


Réclame d'époque pour l'Hôtel de l'Univers
où Simenon fit prendre pension à Maigret.



Ambiance nocturne façon Simenon...
 il manque seulement un peu de brume...!

23 juillet 2015

Le mensonge un art de gouverner à Ouistreham

"Rien n'est si bas et si lâche que de chercher à se justifier par le mensonge. Un menteur est l'objet du mépris public, et il contracte, par l'habitude de vouloir tromper les autres, celle de se tromper lui-même"
Citation de Jean-Jacques Rousseau -  Pensées d'un esprit droit (1826)

Depuis plus d'un an Mister Bail nous apprend, non pas l'art de la guerre, mais celui du mensonge ! Des preuves direz-vous  ?


Bail et l'UCIA


Lors du conseil municipal du 1er juin 2015 un gros dossier était au programme, celui du stationnement payant sur la commune de Ouistreham. Il s'agit de rendre payant l'intégralité du littoral de Ouistreham. La révolte a immédiatement grondé ! Les commerçants se sont mobilisés sous l'égide de l'UCIA en faisant signer une pétition.



Interrogé par la presse locale le maire déclarait avoir voulu cette pétition lancée par les commerçants ! Un comble ! Vouloir s'approprier la paternité d'une pétition émise par l'Union commerciale UCIA, quel toupet ! Et de plus de quel droit imposerait-il des actions à l'Union commerciale ? Cela voudrait dire qu'elle est à la botte du maire ? C'est d'autant plus invraisemblable que dans un mouvement de colère assez habituel, l'édile avait fait part de son intention de porter plainte contre cette Union commerciale lors du lancement de la pétition ! Nous possédons les preuves et les commerçants s'en sont fait l'écho !
D'autres exemples ?


Bail s'insérant dans les réseaux sociaux  



Une discussion portant sur la fête appelée "After bac " avait lieu entre amis sur Facebook. Surveillant ces discussions le maire n'a pas hésité à intervenir avec des propos particulièrement offensants traitant une des personnes de faciste et autres qualificatifs du même acabit ! Plus tard, pris d'un remord l'édile annonçait alors que son compte avait été piraté ! Le pôvre !


Nous ne sommes pas des naïfs Mister Bail, votre compte n'a pas été piraté !


Encore disiez-vous ?

Les arbres de Kieffer

 

Chers ouistrehamais rappelez-vous le tronçonnage de 90 résineux du Stade Kieffer ! Si la question POURQUOI un tel massacre avait soulevé moultes hypothèses, les réponses du maire ont été tout aussi multiples : tout d'abord il a évoqué en petit comité le coût d'entretien de cette haie, puis l'état sanitaire des arbres avant de parler de la construction d'un parking !


                               Les arbres "malades" du Stade Kieffer  qui menaçaient de s'écrouler......


             
                                             pour en fait y faire un parking


Encore, encore ...!


La ville investit dans une piste cyclable



Parmi les nombreux panneaux qui annoncent les prouesses de notre maire en matière d'investissement il en est un qui mérite notre attention !




196 000 € investis pour une piste cyclable avec 0% de subventions ! Faux, archi faux Mister Bail ! Arrêtez de nous prendre pour des gogos ! Cette piste cyclable ... c'est essentiellement Caen la mer (et partiellement le département et la région) pour 80% de l'investissement. La ville n'intervient qu'à hauteur de 20% et vous avez prévu, dans le budget primitif 2015, 101300€ d'investissement pour 2015 ! Ce panneau c'est tout juste un spot publicitaire manipulatoire ou encore l'aimable boniment d'un vendeur sur la place du marché ! Bonimenteur de foire !

Romain Bail et le cumul des mandats

 

Rappelez-vous, Bail affirmait pendant sa campagne, avec des trémolos dans la voix, que seul Ouistreham comptait ! Plus tard dans Ouest France (en avril dernier) Il envisageait les régionales et même les législatives auprès de Nicole Ameline !  Oublié le message suivant : "Ne pas cumuler de mandats dans le nombre et dans le temps, Etre maire à plein temps..."



(Article paru dans le journal Ouest France du lundi 27 avril 2015 - Lien)

N'oublions pas que "Mister Bail" est :
  • Maire de Ouistreham
  • Vice-président Littoral et Tourisme à Caen la mer
  • Président du mouvement européen de Basse Normandie
  • Directeur de sa société de communication " Monsieur Romain Bail" (article du 4 avril, "un travail de romain!"(lien),
  • Membre du bureau de l'AFCCRE (Association Française du Conseil des Communes et Régions d'Europe)
Pour les régionales Monsieur Bail il faudra redoubler !

Les exemples sont encore nombreux (comptes de campagne, téléthon...)  et nous ne les oublions pas ! Chers lecteurs, il faut détecter les mensonges pour ne pas se faire avoir. Notre « menteur » croit à son mensonge et il n’établit plus de distance entre ce qu’il dit et ce qu’il sait ou fait. Il est devenu un "croyant" qui se moque des démentis que lui infligent les révélations de la vérité dans les médias.
Primesautier dans le mensonge, sans stratégie politique établie, Mister Bail est l'organisateur d'un système qui ne peut plus durer bien longtemps. Il faudrait que ses lieutenants, bousculés par les foucades de leur patron, finissent par comprendre qu'ils ont de moins en moins de prise sur l'opinion publique de Ouistreham pour la bonne et simple raison qu'ils ne peuvent s'extraire de l'incroyable sac de noeuds dans lequel le maire lui-même les a ligotés.

18 juillet 2015

Mirage ou nouveau délire ?

SOS... la Ville construit notre avenir !



En flânant sur le bord de plage de Riva, comme de nombreux promeneurs "Le Petit Bédouin" a découvert cette nouvelle affiche "bail-ienne" informant, à qui veut le savoir, que la Ville construit notre avenir avec un nouveau projet. Au-delà du fait que cet avenir, que Romain Bail et son équipe souhaite construire pour notre ville est aux antipodes de celui que nous souhaitons, arrêtons-nous pour découvrir les informations fournies par cette image sépia. Que voyons-nous ? Un projet d'aménagement de la plage et de ses abords, pour un coût total de 1 million d'euros financés sans aucune subvention (pourquoi pas ?), seulement sur les deniers communaux et par le privé.


250.000 euros par an pendant 4 ans ...


 
A-t-on des informations sur la répartition financière entre la Commune et le privé ? Connaissons-nous ces privés ? A quelle hauteur seraient-ils appelés à intervenir (10, 20 30 %...) ? Non !
Le "montage financier" de ce nouveau projet sorti de la tête de notre édile ne peut pas être à 100% public ! C'est impossible au vu du résultat du compte administratif 2014 et du budget primitif 2015 présenté par le maire lors du Conseil municipal du 09/04/2015 (Lien). En effet il ressort, dans la section investissement, un montant de 40 000 € prévu pour les travaux de l'année 2015.

En partant du principe qu'aucun des travaux préconisés n'a été engagé depuis le début de l'année 2015 et qu'aucun ne sera entrepris avant la fin de cette année, il reste à trouver dans l'escarcelle du privé 210 000 € (250 000 € - 40 000 €) pour 2015. Une bagatelle pour Mister Bail !
 


...mais pour quel projet ?


Le Petit Bédouin n'est pas en mesure de vous révéler le contenu de ce projet. Une nouvelle étude a-t-elle été demandée à un architecte ou à un cabinet spécialisé ? Est-ce un nouveau délire du maire ? Est-ce un projet de Bobby,  le roi des cabines de plage ? Cette photo sépia de la plage des années 50 ou 60 est-elle l'annonce d'un projet rétro ? Le projet aurait-il un rapport avec CODERIVA (association qui regroupe les propriétaires de cabines et qui est présidée par R. Pujol) ? Nous vous communiquons le compte rendu d'une réunion de cette association ci-dessous.


Si c'est le cas, propriétaires de cabines votre redevance va connaitre l'inflation ! Où est le Bobby qui ne voulait pas un centime d'augmentation des redevances sous l'ère Ledran !
Si chacun d'entre nous reconnait la nécessité d'un aménagement novateur de la plage, il est incompréhensible qu'un maire puisse lancer un tel projet (1 million d'€ sur 4 ans) sans vote du Conseil municipal à moins d'admettre, une fois pour toute, que les conseillers ne sont que des fantoches ratifiant toutes les lubies de Bail ! Nous ne rêvons plus d'une éventuelle information des administrés, car là ce serait beaucoup trop demander ! La démocratie à Ouistreham cela n'existe pas ! C'est une nouvelle démonstration de la gestion arbitraire et autocratique de Mister Bail.


Et Caen la mer dans tout cela ?


Y a-t-il eu concertation avec Caen la mer ? Rappelons les prérogatives de l'agglomération à propos du littoral :
Entretien et gestion des épis et digues publiques communaux.
- Ensemble des moyens permettant le balisage des plages d’intérêt communautaire, et la surveillance des lieux de baignade situés sur les plages d’intérêt communautaire, sous réserve de l’exercice du pouvoir de police par les maires.
- Entretien des plages d’intérêt communautaire, sous réserve de l’exercice du pouvoir de police par les maires.
- Animations d’intérêt communautaire
.
Ce projet ne vient-il pas empiéter la compétence de Caen la mer ? Monsieur Joël BRUNEAU, Maire de Caen et Président de Caen la mer, de grâce apportez aux Ouistrehamais les éclaircissements qui s'imposent !


Qui est responsable ?


Pour ce qui est de la commune de Ouistreham qui est responsable ? Toujours à la lecture de ce panneau d'affichage, nous constatons que l'élu responsable de ce projet n'est autre que M. Hitier, alors que Pujol dit "Bobby" ou Bobby dit "Pujol" maire-adjoint aux finances est aussi en charge de l'aménagement de la plage ! La confusion règne en maître même à ce niveau ! A moins que, très concerné par les cabines puisque président de CODERIVA, Bobby n'ait été éliminé au profit de M. Hitier ! On est vertueux ! On ne veut pas de confusion de rôles à la mairie ! Le scoop de l'été !




Bobby réveille-toi, remets ton costume blanc !


En conclusion constatons, une fois de plus que nous sommes face à une fuite en avant: 1.000.000 € d'investissement, avec les finances communales dans l'état où elles sont, est une absurdité !
S'agissant de Mister Bail le qualificatif le plus utilisé notamment au Conseil municipal s'avère être "incontrôlable" ! Romain Bail est ingérable, incontrôlable ! Monsieur le Préfet, vous nous entendez ? SOS commune en détresse ! Nous ne voulons plus faire de "crédit...Bail" !


16 juillet 2015

Le pétard mouillé du 14 Juillet à Ouistreham

Comme tous les ans à Ouistreham, après la retraite aux flambeaux du 13 juillet, la foule se masse très nombreuse et compacte pour le feu d'artifice, cette année à l'invitation de M. le Maire "himself" par le biais de sa page Facebook.


Parti du bourg aux alentours de 22h, un long cortège de familles, lampions en mains pour la plus grande joie des plus jeunes, s'est rendu de l'avenue Cabieu jusqu'à l'avenue de la Mer avant de prendre place au Casino, au square Braine l'Alleud, sur le Belvédère ou sur la plage dans l'attente impatiente du feu d'artifice traditionnel en l'honneur de la fête nationale.


Un feu d'artifice au rabais ...


La foule des grands soir attendait donc fébrilement les premières fusées. Elles éclatent très timidement, une fusée, un blanc, une fusée, deux fusées, un blanc..... Comme les grands, les petits accrochés aux jambes de leur parent mais les yeux écarquillés attendent et attendent encore la promesse de cette explosion de couleurs écarlates qui va embraser la nuit et ce bruit assourdissant qui va faire trembler le sol obligeant parfois à se boucher les oreilles... mais les minutes passent très vite et soudain, sans que l'on ait eu le temps de vraiment prendre un réel plaisir à ce spectacle d'habitude si merveilleux, arrive le bouquet final et là ... c'est la catastrophe ! Constat affligeant d'une promesse une nouvelle fois non tenue de la part de cette municipalité !!!

Bouquet final en temps réel

Moins de dix secondes de couleurs et de bruit dans le ciel ! L'apothéose d'un bouquet final à la mode Bail, quoi !  Certains louent un spectacle « magnifique », « majestueux » aperçu depuis Ouistreham... mais ayant eu lieu dans les communes voisines ! La contribution de Bail aux festivités de la fête nationale est scandaleuse et à l'image de son mandat ! Après les décorations de Noël minimalistes, voici le feu d'artifice le plus minable de la côte !

...sifflé pour la première fois ...


Lorsque les spectateurs réalisèrent combien on s'était moqué d'eux, les sifflements fusèrent pour la première fois de mémoire de bédouin. Ils jurèrent qu'on ne les y reprendrait plus !
Le cortège venu si enthousiaste est reparti très en colère. Les commentaires étaient nombreux : "minable, une honte",  "Ouistreham n'en gagne pas depuis un an", "on se fiche des touristes, celui de Cabourg il y a quelques jours était une merveille on ne reviendra plus".... et depuis lundi soir les comptes Facebook de FRANCE3 Basse-Normandie et la maison du Tourisme de Ouistreham sont pris d'assaut par les commentaires plus négatifs les uns que les autres. Jugez-en !







...et une fanfare humiliée... 


Qui ne connait pas à  Ouistreham, la Fanfare Michel Cabieu qui depuis 1966, date de sa création, réunit des musiciens bénévoles de 7 à 77 ans sous  les ordres du chef, M. Emmanuel Jeanne, et du Président de l'association,  M. Laurent Murzot. Elle égaie nos fêtes et rend, en musique, les hommages militaires lors des commémorations.

Si les Ouistrehamais et les touristes avaient de bonnes raisons de manifester leur mécontentement, la fanfare a dû subir ce même jour  l'humiliation d'un manque de reconnaissance complet de notre édile et de ses adjoints. En effet, après avoir joué deux heures d'affilée en précédant le cortège de la Mairie à l'esplanade Lofi, ils ne se sont même pas vus offrir le verre de l'amitié et ont attendu en vain le moindre salut ou remerciement du maire !

Déjà depuis quelques mois, la fanfare ressentait avec amertume le désintérêt des maires adjoints pour leur association. Pujol, maire-adjoint aux finances, leur avait confié qu'une externalisation pourrait être envisagée, ce qui en  termes peu scrupuleux signifiait que la fanfare municipale pourrait être confiée à un prestataire privé extérieur.

Quant à Lise Nicolle, adjointe en charge des associations, lors du vote des subventions au conseil municipal du 27/01/2015, elle affirmait publiquement que les prestations facturées de la fanfare Michel Cabieu étaient plus élevées que dans d'autres communes ! Alors externalisation prochaine ?

Le peu d'intérêt, le dédain des élus en place  envers ces bénévoles, étudiants, salariés, retraités est douloureusement ressenti ! La fanfare humiliée a décidé d'un commun accord de ne plus jamais se rendre à l'invitation du pot du 14 juillet du maire pour lui signifier son mécontentement.

                                             La fanfare Michel Cabieu a bientôt 50 ans


...contribuent à "The place to fuir" 


Mister Bail, vous qui ne tarissez pas d'éloges sur l'image de votre ville, en français et dans votre anglais approximatif, dans le dernier magazine de l'été, croyez vous réellement que c'est en proposant un feu d'artifice pitoyable dont les touristes se souviendront et en humiliant la fanfare municipale que notre station deviendra "the plage to be" ?



Ôtez vos œillères et écoutez le message que les Ouistrehamais et les touristes vous font passer, car malgré votre "post" tout en déni sur votre page Facebook,  M. le Maire, le lundi 13 juillet 2015 Ouistreham restera comme,  Ouistreham "THE PLACE TO FUIR".

15 juillet 2015

Do you speak English, Romain ?

De l'importance de la maitrise de l'anglais !


Personne ne nous contredira : l’importance d’une excellente maîtrise de la langue anglaise est une obligation, de nos jours, pour les acteurs majeurs de notre vie locale. Ouistreham, ville reliée à l’Angleterre depuis près de 30 ans, grâce à la liaison entre notre port et celui de Portsmouth voit chaque jour débarquer (et repartir chez eux) des milliers de citoyens du Royaume-Uni. (Pour rappel, relire notre article du 01/08/2014: Lien )

Notre jeune maire ne s’y trompait pas, d’ailleurs, lui qui avait promis dans les engagements de sa « profession de foi » pré-électorale (ci-dessous reproduite), de « Former nos commerçants, personnels et habitants qui le souhaitent à l’anglais pour accueillir au mieux nos amis Britanniques ». Et il rajoutait, dans un encart, qu’il y avait « 80 % de Britanniques à capter sur place ». Nous n’en attendions pas moins de notre premier magistrat, dont l’Europe demeure plus que jamais l’un des ses (coûteux !) chevaux de bataille.

 (Tract Romain BAIL - Elections municipales 23 et 30/03/2014)

Romain is in the kitchen


Afin de nous donner, à toutes et à tous, le bon exemple, et nous prouver, si besoin était, son parfait bilinguisme (mais nous n’osions en douter, M. Bail ayant été professeur d’histoire-géographie en classe européenne bilingue, dans une vie antérieure), notre bon maire, ne reculant devant rien, s’est mis en tête de rédiger l’éditorial du bulletin municipal (le hors série  Eté 2015» : Lien ) en deux langues, le français évidemment, et donc l’anglais.
Mais c’est là que le bât blesse, chers lecteurs. Car, comme le dit le proverbe, « Charité ordonnée commence par soi-même », ce qui semble avoir échappé à notre premier magistrat, qui se prend les pieds dans le tapis (euh pardon, in the carpet), en rendant une copie à peine passable ! Jugez-en plutôt !
  • A notre grand étonnement, pour pointer du doigt une erreur flagrante (cf. ligne 2), M. Bail oublie que le verbe « To go », conjugué à la troisième personne du présent, s’écrit « goes » (et non pas go…).
  • Un peu plus loin, sur la même ligne, une autre grossière erreur saute aux yeux de tout anglophone qui se respecte : l’adjectif possessif « his » est ici utilisé à tort, puisqu’il ne peut s’appliquer qu’à une personne physique ! En l’occurrence, notre ex-professeur émérite aurait dû, ici, employer l’adjectif possessif neutre « its ».  
  • Nous passerons sur le « s » rajouté par erreur au mot « holiday », au début du paragraphe 3 (M. le Maire confond ici « to be on holiday » avec « holidays »...) et l’emploi - pour le moins hasardeux - du verbe « To uncover » (qui se traduit par découvrir quelque chose qui avait été caché volontairement) au détriment de « To discover » (qui reflète idéalement l’idée de découverte, au sens touristique du terme).
  • Plus étonnant est l’emploi final de la formule « Happy holidays to everybody », qui est un pur américanisme. Certes, nos visiteurs américains ont le droit, eux aussi, d’être salués par notre jeune maire, mais pour lui qui cherche à capter une clientèle britannique, il aurait mieux fallu écrire « Enjoy your holiday » ou « Have a nice holiday ». Mais probablement M. Bail a t’il voulu faire plaisir à son ami Barack Obama, avec lequel il avait fièrement posé le 6 juin 2014, pour un mémorable selfie digne d’une groupie en pâmoison.

 

What else ?


Loin de nous l’idée de vouloir critiquer à tout va les erreurs de notre magistrat, qui pourtant s’accumulent au fil des mois et des semaines. Mais, quand on se pose en défenseur de l’Europe et de ses valeurs, et surtout quand on crée (sans aucune concertation, et surtout aucun besoin) deux postes « pro-européens » au sein de la Mairie (postes aux noms et aux missions aussi ronflants que « Directrice du service Europe et international » et « Chargée de mission Europe et International » (Lien), on se doit d’être exemplaire et rigoureux à tous les niveaux, M. Bail. Et de faire relire (et corriger) ses éditoriaux  par des personnes avisées et compétentes. 

En conclusion, une fois de plus, si le ridicule ne tue pas, il ne fait plus rire grand monde... Comme le diraient nos amis d’outre-manche : « A word to the wise is enough ! » (*)

(*) A bon entendeur, salut !




12 juillet 2015

Le maire de Ouistreham sur le départ ...

...du tour de France...

de notre envoyé spécial à Livarot (10 juillet)

Le maire de Ouistreham, ne perdant jamais les pédales malgré les articles "assassins" de LPB, a délaissé l'espace d'une matinée (de travail?) la reine des plages pour la petite reine. Peut-être cherchait-il une nouvelle idée pour mettre en valeur notre commune? Méfions-nous, un caprice de ce genre, c'est au bas mot 150 000 €. Mais, bon, même accroché aux basques (ou "suçant le boyau", en terme cycliste) du maire d'Hérouville Saint Clair, il nous a semblé un peu seul, un peu trop seul d'ailleurs, disent ses proches ! Il a de moins en moins de soutiens pour obtenir un strapontin sur une liste aux élections régionales. Bon, Romain, d'autres sprinters (et qui en connaissent un rayon) étant dans la course, il va falloir encore pédaler pour être sur le podium !



photo: le maire de Ouistreham sur fond de voiture Cofidis, c'est vrai que la commune a bien besoin de crédit!



photo 2 surprise! le logo Cofidis ressemble comme un frère au nouveau logo de Ouistreham

10 juillet 2015

Réflexions douces amères d'un bédouin...

Retour sur les municipales ...


Quinze mois après les municipales de 2014, le paysage ouistrehamais a évolué singulièrement. Après trente ans de gestion municipale la liste d'André Ledran a mordu la poussière laissant la place à Romain Bail et à ses colistiers plutôt bien élus. Les électeurs ont préféré la jeunesse, la raie sur le côté, façon premier  communiant, et les costumes ajustés, au visage buriné du vieux tribun blanchi sous le harnois. L'image a triomphé de l'expérience en quelque sorte... 

Que reprochait-on aux anciens ?  L'âge du capitaine, sans doute, on l'a tellement dit que c'en est devenu un lieu commun et une bonne excuse aujourd'hui pour ceux qui reconnaissent avoir mal voté. Mais aussi sans doute beaucoup d'autres choses : une équipe peu renouvelée, du moins pour sa première moitié, une présence importante de fonctionnaires ou de retraités, une campagne démodée, une autosatisfaction pour un bilan en demi teinte y compris sur le plan des finances communales, une adhésion tardive, trop tardive et en traînant les pieds à Caen la mer (on cherche  vainement aujourd'hui les incommensurables inconvénients qu'on nous avait prédit)... En bref, la liste ne faisait pas rêver, elle l'a payé au prix fort. 

Un prix fort qui s'incarne aujourd'hui dans six membres d'une opposition partagée voire parfois dissonante même si dernièrement un article dans la presse locale éclaircit quelque peu la situation en terme de leadership. Il faudrait dès lors que certains aujourd'hui, surtout ceux qui ne s'opposent guère, cessent d'imiter les musiciens du Titanic et laissent un peu la place... Il est temps dès maintenant de préparer la relève !


L'image du changement !



En face on nous avait promis la jeunesse, le renouveau, une équipe au service de l'économie et de l'emploi, une baisse de la fiscalité, une nouvelle image pour Ouistreham, un avenir au présent et un rendez-vous avec l'Histoire. Des nouveautés, on en a eu et pas des meilleures ! Souvenez-vous, avec parfois un léger parfum de scandale, la mutation arrangée de Madame, le rejet du compte de campagne de Monsieur, par exemple. Quant au bouleversement économique et la création d'emplois, on n'a guère vu pour le moment qu'un Club d'entreprises qui se fait racketter de 25 000 euros pour Bourgnon et quelques emplois municipaux au recrutement opaque pour un projet européen fumeux et d'autres à titre de récompense pour services rendus pendant la campagne. 

Et l'image, me direz-vous ? Quand elle n'est pas grotesque comme cette affaire des quatre stops, elle est tout simplement navrante quoique plus discrète lorsque par la faute d'un maire inconséquent, de vieux messieurs ayant sacrifié leur jeunesse dans des combats qu'ils  n'avaient pas voulu, font les frais, le six juin dernier, d'une cérémonie mal préparée. Comme entrée dans l'Histoire, c'est raté monsieur le "professeur en disponibilité" ...

Aujourd'hui, on lance un slogan abscons que les Français prononceront mal et que les Britanniques ne comprendront pas (The Plage to be). On accueille à grand frais un navigateur qui rate son premier rendez-vous et qu'on oblige par convention à "arranger" le second devant un public convoqué pour faire la claque et malgré cela clairsemé. Sur fond de programme immobilier avorté et de projet de parkings payants, on abat sans raison des rangées d'arbres au stade et le long de la mer et on envoie la police municipale  verbaliser sans avertissement. Des élus de la majorité parlent à mots couverts de "caprice" et certains proches du monarque, quand bien même leur philosophie personnelle les familiariserait avec le sacrifice, montrent ouvertement des signes d'agacement.

Mais du changement on en a eu, on en aura ! La fête du nautisme présentée comme une nouveauté avait un air de déjà vu même si une maire-adjointe arborait superbement mini short moulant et décolleté plongeant. (Francine, jadis tu aurais pu faire un effort!). Les enfants privés de sports d'hiver pourront goûter quelques minutes aux joies de l'équitation. Et les plus âgés privés de leurs chocolats de Noël  applaudiront "super mamie" ! On n'a plus d'argent pour les écrans numériques des écoles mais on en trouve pour financer la "teuf After Bac" quand une des bonnes copines du petit frère louera parasols et transats cet été... C'est sans doute ce que le maire appelle partenariat public-privé...


 Alors que fait-on ?



Alors que fait-on en face ? Certes de plus en plus d'électeurs confient que la prochaine fois on ne les y reprendra plus mais ça ne suffit pas. On a vu que l'opposition se cherchait; en attendant qu'elle se trouve une association citoyenne est née, elle nous fait l'honneur d'emprunter notre titre. Elle rassemble aujourd'hui bien au delà de ses bases  en surfant sur les sujets de mécontentement. Gageons que les pétitions n'ont pas fini d'arriver en mairie... Elle a déjà remporté une première victoire en faisant échouer le projet des "Jardins de l'hôtel de ville". On ne peut que l'encourager à rester vigilante. Nous l'aiderons et nos lecteurs de plus en plus nombreux nous témoignent leur intérêt pour les actions dont nous nous faisons le relais médiatique. Mais elle ne pourra engager tous les combats même si on se prend à rêver qu'elle soit le creuset où se forgera un jour un  recours pour Ouistreham. Il lui faut des relais ! A vous, Ouistrehamais de tous bords et de tous âges, de les susciter, de les constituer et de les faire vivre. En deux mots, bougez vous !



08 juillet 2015

Casino Ouistreham : Du Kursall au Groupe Barrière

Dans un précédent article, nous évoquions brièvement le casino qui fut construit sous le mandat de M. Alfred Thomas, maire de Ouistreham de 1919 à 1943 mais bien avant cette période les amateurs de jeux d'argent pouvaient venir jouer dans notre commune.



LE KURSALL 



Au début du siècle dernier, un homme d'affaires parisien M. Roger fit acquisition de divers terrains et dunes en front de mer entre la route de Lion et le boulevard Joffre et de la rue Lamartine jusqu'à Colleville. Promoteur, il créa des lotissements après y avoir fait percer des rues. Visionnaire il créa le premier casino qui se situait à la place de l'immeuble actuel "le Clémenceau" à l'angle de l'avenue Clémenceau et du boulevard de France en face de la Chapelle Sainte Thérèse de Riva Bella.




Cette grande bâtisse ressemblait à un chalet décoré de briques de couleurs alternées avec des motifs décoratifs - bandes et croisillons - de conception "Modern Style" chère à l'époque avec doubles escaliers, galeries couvertes et grand balcon qui fut dénommé le "grand Kursall".  Ce nom d'origine allemande signifiant "salle de cure" fut donné en rapport à la mode des bains de mer née dans les stations de bord de mer à la fin du 19ème siècle.




Hormis  des salles de jeux de boule et de baccarat, une vaste scène permettait d'accueillir des tournées théâtrales et des soirées de gala.


LE CASINO de Alfred Thomas


Le second casino fut construit à l'initiative de M. Alfred Thomas, maire de 1919 à 1943. Ce dernier en était très fier. Les travaux commencèrent en 1929. Il était l'oeuvre de trois architectes et sa construction fut réalisée par un entrepreneur ouistrehamais d'origine italienne M. Olivo Rizzotto. L'inauguration du nouveau casino municipal eut lieu le 27 juin 1931.




Il se trouvait exactement à l'emplacement du casino actuel. Réalisé dans un style néo-normand avec des colombages et des clochetons de style "normand balnéaire"  il avait fière allure. Il devint le fleuron de la station jusqu'à la seconde guerre mondiale. Il comportait des salles de baccarat et de boule ainsi qu'une vaste salle de danse.



                                                         La salle de Baccarat


                                                       La salle de la Boule


                                                      La salle de Danse

Pendant la dernière guerre, il fut occupé par les allemands qui le démontèrent en 1942 pour n'en garder que les sous-sols et quelques marches. Transformé en blockhaus  muni d'une pièce d'artillerie. Après de violents combats, il fut pris par le Commando N°4 sous les ordres de Philippe Kieffer le 6 juin 1944.


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Après la guerre, ce qui restait de l'élégant casino de style normand fut "récupéré" et après transformations et nouvelles installations,  il pu reprendre du service afin de faire oublier le souvenir de ces années d'austérité.





LE CASINO BARRIERE 

La reconstruction du casino actuelle commença après une querelle juridique qui dura 5 ans. En effet, par contrat conclu en 1928 entre la ville et la société du casino, cette dernière s'engageait à construire à Riva Bella un casino dont elle avait l'usufruit pendant 75 ans et qui serait la propriété de la ville dès l'achèvement de sa construction. Comme le terrain appartenait à la ville, la société avait pour 75 ans la jouissance du terrain.


Par jugement du Tribunal de Caen du 29 janvier 1962, confirmé en appel par la cour d'appel de Caen le 9 Décembre 1963, l'usufruit est réduit à trente ans et la Convention annulée, mais la ville doit dédommager la société qui avait réalisé les investissements en 1928, déduction faite de l'indemnité due par la société pour la jouissance du Casino et des terrains. Et par arrêt du 11 juillet 1966, la Cour d'Appel de Caen condamne la ville à payer à la société du Casino la somme de 1 533 636 F ainsi que les intérêts et dépens.



Débutés en 1955 les travaux durèrent deux ans et lors de son ouverture en 1957, le nouveau Casino se différencia des deux précédents par une architecture très moderne et innovante en béton armé des années 50.



                                       Le nouveau casino dans les années 60


Le casino, qui depuis 1990, a repris au groupe Blanchet la concession, est devenu, depuis cette date, le groupe Barrière. Il vous invite à des après midi et des soirées emplies de diversité :  jeux d'argent,  salles de restauration et un boîte de nuit. En effet, depuis 1992 le Groupe Barrière a obtenu l'autorisation d'exploiter les machines à sous.

Avec 150 machines à sous ainsi que des tables de jeux, boule, Black Jack et roulette anglaise pour éprouver le grand frisson mais attention à la dépendance !





Deux restaurants, "La croisière" où vous pourrez dîner et danser au son d'un orchestre et y profiter d'un spectacle une fois par mois et "le Doris" vous régalera tous les jours midi et soir et le Lounge bar vous permettra de vous désaltérer en contemplant la plage.



                         Restaurant Le Doris avec une vue imprenable sur la plage



Restaurant "La Croisière" et son ambiance feutrée



Et si vous aimez danser, le club-discothèque "le Cercle" vous accueillera pour une nuit blanche les vendredis et samedis soirs de 23h à 5h du matin.

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En un peu plus d'un siècle, les trois casinos de Ouistreham ont offert des architectures et des styles bien différents. Même si l'actuel n'a pas la beauté et l'élégance des deux premiers, ce que l'on peut regretter, il remplit à merveille sa fonction de distraire les Ouistrehamais et bon nombre personnes des alentours ce qui constitue une source conséquente de revenus pour la commune.

L'arrivée prochaine de parcmètres pourrait voir baisser la fréquentation de notre casino pour d'autres, implantés sur la côte, qui offrent les mêmes distractions sans être obligés de payer pour y aller .....





07 juillet 2015

Ouistreham "The Plage To Fuir"

Depuis quelques semaines une marque symbolise la ville de Ouistreham.


Ouistreham ...une marque !

 


La municipalité nous annonce fièrement sa nouvelle politique touristique de la façon suivante : "Afin d’accroître sa visibilité et de faire rayonner le territoire, avec ses forces et ses atouts, la Ville qui vient de renouveler son identité visuelle (nouveau logo) lance dans le même temps une marque de territoire. La démarche, initiée à l’automne dernier, a été mûrement réfléchie et a fait l’objet d’un travail de longue haleine pour lequel un groupe d’étudiants spécialisés a été mobilisé."
Tout ce pathos verbeux pour découvrir un "superbe" soleil stylisé façon enfant de 3 ans et un slogan franglais ! «Ouistreham Riva-Bella, the plage to be». C'est désormais la marque de la ville qui a été déposée à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI), et sera utilisée pour communiquer les projets et événements qui véhiculent à l’extérieur les couleurs de la ville.



Le marketing territorial à la mode Bail


Qu'est-ce que le marketing territorial dans lequel la ville s'est engagée ? «Le marketing territorial est l'effort de valorisation des territoires à des marchés concurrentiels pour influencer, en leur faveur, le comportement de leurs publics par une offre dont la valeur est perçue comme durablement supérieure à celle des concurrents» (Joël Gayet)

Même si certains peuvent voir dans cette irruption de la communication territoriale  une forme de  repli identitaire, l’idée du marketing territorial, en soi, est bonne mais... le résultat obtenu à Ouistreham est calamiteux ! Un dessin, digne d'une section de maternelle, représente un soleil accompagné d'un slogan qui tue  : « Ouistreham-Riva Bella the plage to be ».  Si l'originalité de Ouistreham par rapport aux communes concurrentes, Colleville-Montgomery, Hermanville et autres stations voisines, c'est le soleil ...cela se saurait !  Ce soleil symbolise donc pour Bail une offre dont la valeur est perçue comme durablement supérieure à celle des concurrents  ! Ciel jusqu'où ira le maire dans l'absurdité !

Il a fallu  près de neuf mois, soit le temps d’une gestation normale pour  cet accouchement pensé et approuvé par nos édiles et réalisé par des étudiants spécialisés dans le domaine de la communication ! Neuf mois pour un résultat aussi nul !


Le logo qui va nous différencier !



Qu'est-ce qui fait l'identité de Ouistreham ? LPB vous entend dire : son histoire, le phare, les grandes plages, les cabines, le ferry, la pointe du Siège et sa réserve naturelle, des couchers de soleil "impressionnistes" etc... ! Non, pour nos édiles c'est le soleil, cet intermittent du spectacle ! Il faut quand même se donner les moyens pour faire pire ! On aurait pu penser à la mer (et sa grande plage) symbolisée par des vagues, non... zut, la mairie enlève toutes les vagues rue  de la mer ! On aurait pu y mettre le phare,  non... rezut, cela pourrait faire référence à l’arrivée d’un capitaine abandonné, ohé, ohé !...

Et puis il y a le slogan « The plage to be !» , «La plage où il faut être » cela fait pseudo-branché, prétentieux et ridicule si l’on considère que Ouistreham est une plage populaire. Ah, mais c’est vrai, l’ambition municipale est de transformer notre cité en un nouveau Cabourg ou un autre Deauville avec ses parasols,  ses parkings payants...  Ceci explique cela.

Le résultat de ce marketing territorial auquel a cédé le maire s'exprime par une sorte de langage creux, aseptisé qui dénature l’idée même de particularisme communal. Une démarche intéressante aurait été de réunir différents acteurs de l'économie locale (commerces, entreprises, associations...) autour d'une table et de les faire réfléchir. Si notre territoire est porteur d’une ambition, encore fallait-il permettre à ce groupe de travail de la faire émerger. Ces acteurs auraient pu faire l'apprentissage de la promotion collective. Au lieu de cela nous sommes englués dans une caricature, un effet de mode et un langage prétentieux, décalé mais sans contenu ! Ces tics de langage camouflent bien mal la nature toc de leur pensée.


En conclusion, Ouistreham, au lieu d'attirer de nouveaux touristes, risque de devenir "The plage to pay" comme l'a dit Raphael Chauvois et  "The plage to fuir" comme le suggèrent d'autres ...