30 avril 2015

Une 2ème démission chez Mister Bail !

Romain BAIL, depuis son élection en 2014, a toujours communiqué sur tout et n'importe quoi,... surtout sur n'importe quoi d'ailleurs !  Il a été jusqu'à créer sa propre société de COM ( Voir notre article du 04/04/2015: Lien) !

Une démission dans l'équipe Bail


Mais il y a des informations ou des actes que Romain BAIL ne s'est pas empressé de révéler le jeudi, dans la "Pravda" locale !  Quoi,  vous dites-vous ? Eh bien en date du 15/04/2015, une conseillère de sa majorité a démissionné en demandant que cette décision soit signifiée au Préfet. 


Ainsi, après seulement quelques mois de mandat (même pas le temps d'avoir sa photo sur le site de la commune : Lien) et après avoir remplacé une autre démissionnaire, Madame Laura HEBERT, partie au bout de quelques semaines, Madame Sabaya CHARPENTIER démissionne au grand désespoir de Romain BAIL qui a tenté jusqu'au bout de la retenir !

En seulement 12 mois de mandat, nous ne pouvons qu'être les témoins d'une deuxième démission dans l'équipe de Romain BAIL !




Les raisons de cette démission


Dans notre article du 22/04/2015 (Lien), nous vous révélions que Romain BAIL, à défaut d'avoir réussi à faire taire LPB, dans un nouveau spasme de colère avait porté plainte contre deux administrés pour de soi-disant propos diffamatoires publiés à son encontre sur FACEBOOK.

Quelques jours plus tard, dans les pas de leur "maître spirituel", Mesdames Sabaya CHARPENTIER et Nicole BARBAGELATA, conseillères municipales de la majorité, ont déposé plainte, à leur tour, contre un des deux administrés, déjà attaqué par Mister BAIL, pour propos diffamatoires à leur encontre. Harcèlement ou abus de procédure judiciaire ? 

Le souci pour Mister BAIL et ses deux conseillères est que ces procédures peuvent être considérées comme abusives et infondées. C'est l'avis de LPB à la suite de son enquête. Et les gendarmes de Ouistreham ont d'autres chats à fouetter sur la commune avec des dossiers autrement plus importants ! 

Alors Madame Sabaya CHARPENTIER, après réflexion, a certainement préféré, de façon responsable et empreinte de sagesse, démissionner pour s'affranchir des pressions subies et d'éventuels retours de bâton. LPB salue votre résolution Madame.  


Un constat s'impose : la galère de Mister Bail commence à prendre l'eau et les premiers galériens quittent le navire ! A qui le tour ?

28 avril 2015

Ouistreham, un camp romain (1) !

(1) Là encore pour éviter une répétition parfois lassante, nous avons chercher à remplacer cet adjectif par andré ou raphaël  mais outre le fait que ce ne sont pas des adjectifs et que l'Histoire n'y trouverait pas son compte, ça ne voudrait rien dire!

Câtillon ou petit camp

Ce camp ou ce qu'il en reste vous l'avez tous vu lorsque vous empruntez la quatre-voies qui vient de Caen et qui vous conduit dans votre ville préférée. Au lieu dit Câtillon, le petit camp, sur la droite juste avant le dépôt des pétroles, un talus broussailleux s'élèvent au dessus d'un champ cultivé, c'est ce qui reste du vallum qui entourait l'ouvrage. Arcisse de Caumont, l'archéologue normand bien connu, l'antiquaire comme on disait au XIXème siècle, l'évoque ainsi en 1846 dans sa Statistique Monumentale du Calvados: ce camp placé sur le bord de l'Orne (c'était avant le creusement du canal), près de l'endroit où devait aboutir la voie romaine venant de Bayeux, présente la forme d'un carré long. De deux côtés l'enceinte est défendue par un vallum dont la hauteur varie depuis cinq jusqu'à quinze pieds et des autre côtés par l'escarpement naturel du terrain; j'y ai remarqué des fragments de tuiles à rebord. On y a trouvé des médailles romaines...Dans une étude publiée en 1908, un archéologue amateur Edmond Hue décrit et dresse le plan du site qu'il visite soixante ans après de Caumont: Du camp de Castillon (sic), il reste le glacis et une toute partie du rempart sur le front nord Ouest,(...) sur environ une quarantaine de mètres. Les terres du retranchement ont du être rejetées dans l'intérieur du camp. Sur le front sud le glacis n'atteint guère que 1m50 de hauteur maximum. Aujourd'hui, plus d'un siècle après, les choses ne se sont pas arrangées...







Le plan du Câtillon tel qu'il figure dans l'ouvrage d'Arcisse de Caumont




 le plan du camp dressé par Edmond Hue en 1907

Des fouilles menées dans les années 1830


Des fouilles y furent menées dans les années 1830 par l'abbé Durand curé de Bénouville, qui était propriétaire du terrain, A. Charma et Georges Mancel. Les méthodes alors en vigueur consistaient surtout à extraire  des objets sans réelle étude des vestiges en place. Il est donc assez difficile aujourd'hui d'imaginer ce que pouvait être ce camp d'autant plus que les découvertes archéologiques qui avaient été faites avaient été déposées au Musée de la Société des Antiquaires à Caen et que ce musée a été fortement endommagé en 1944. Quelques objets sauvés ont cependant été confiés au Musée de Normandie à Caen et certains sont présentés au public.

Effroi rétrospectif de Tonton Bédouin qui se dit que si la fameuse poterie portant l'estampille d'Aetius s'était trouvée à la mairie de Ouistreham, elle aurait pu être vendue récemment aux enchères ou tout simplement se retrouver à la déchetterie lors du nettoyage frénétique qui suivit les événements de mars 2014...


  la fameuse estampille du potier Aetius au Musée de Normandie


Toujours est-il que ce camp était équipé au premier siècle de notre ère du confort le plus en pointe pour l'époque puisqu'il disposait de bains chauffés par un ingénieux système de chauffage par le sol, l'hypocaustum familier aux nostalgiques du dictionnaire Gaffiot...

Un établissement précurseur en quelque sorte du cinq étoiles que nous promet notre Romain à nous...!




Le Câtillon aujourd'hui

L'histoire de ce camp


On sait fort peu de choses sur l'histoire de ce camp si ce n'est que le lieu fut occupé longtemps après le départ des légionnaires et les invasions saxonnes. Une chapelle y fut édifiée, entretenue par les paroisses de Bénouville, Ouistreham et Saint Aubin. Un vaste cimetière, dont Tonton Bédouin parlera dans une autre chronique, l'entourait qui fut également fouillé par l'abbé Durand mais la chapelle n'était déjà plus qu'un souvenir lorsqu'Arcisse de Caumont l'évoquait en 1846.

25 avril 2015

Un site web à la pointe du combat !

A l’heure des nouvelles technologies et de la mondialisation, l’importance des réseaux de communication - et plus particulièrement d’Internet - n’est plus à démontrer. C’est pourquoi l’équipe du Petit Bédouin a souhaité étudier de plus près la manière dont notre bonne ville de Ouistreham a intégré ce paramètre, aujourd’hui indispensable, en se penchant sur la vitrine technologique de notre cité : son site web.



Premier constat

Commençons par un premier constat : sur la toile comme sur les panneaux d’entrée de la ville, le nom de « Riva Bella » est, là aussi, associé à celui de Ouistreham, puisque l’adresse « officielle » du site Internet est aujourd’hui la suivante : www.ouistreham-rivabella.fr. Ceci dit, notre Romain n’est pas fou : l’adresse originelle, www.ouistreham.fr fonctionne toujours. Que les réfractaires au changement intempestif du nom de la ville par son premier magistrat, en dépit de toute légalité, soient rassurés !


Le contenu


Penchons nous à présent sur le contenu, qui mériterait certains ajustements, ou tout au moins de sérieuses mises à jour, foi de Petit Bédouin ! 
Prenons par exemple la rubrique « Publications », qui s’obstine à afficher le Bulletin Municipal de janvier dernier. Très pratique si vous souhaitez vous (re)délecter des vœux de notre belle municipalité, mais un peu moins facile si vous désirez « comprendre » (sic) le budget de la ville…

Plus étonnant, la section du site où sont annoncés les marchés de la ville est une véritable contre-publicité pour les marchés nocturnes de l’été, puisqu’il y apparaît, en toutes lettres, le commentaire déçu d’une dénommée Betty, qui déclame qu’elle a « …rarement vu un marché nocturne aussi nul !!! Aucune ambiance, impression de marchandises tombées du camion… ». Même si la pertinence de cette remarque n’est pas forcément scandaleuse, il nous semble tout de même qu’elle dénote un peu, au milieu de ce tableau d’auto-louanges que s’est offert la municipalité de notre ville, à travers son nouveau joujou numérique.


Étonnant aussi de constater que la rubrique « Autorisation d’urbanisme » est désespérément... vide !!! : http://ouistreham-rivabella.fr/mairie/vivre-a-ouistreham/urbanisme-environnement/autorisation-durbanisme/, malgré le titanesque projet immobilier en cours, projet dont LPB ne cesse de vous informer depuis son lancement par notre Pharaon local (Lien)


Une place de choix pour une guest star  


Enfin,  vous ne serez pas étonnés d’apprendre, chers lecteurs, qu’une place de choix est bien entendu réservée à notre désormais célèbre capitaine Yvan Bourgnock, dont le « défi » occupe plus d’espace sur le web qu’il n’avale de subventions, c’est dire ! Il faut bien préparer la population à acclamer l'arrivée d'un navigateur au défi tronçonné.

En fait, le seul véritable scoop que nous apprend notre site municipal, c’est que les siestes de Bobby sont contagieuses : la preuve, avec notre pauvre Romain, surpris en flagrant délit de roupillon, alors qu’il visitait le chantier de fabrication des coques, à l’entreprise Shorteam Yard, en décembre dernier : http://ouistreham-rivabella.fr/mairie/sports-et-nautisme/le-defi-dtvan-bourgnon/ 



En conclusion, chères lectrices et chers lecteurs, méfiez-vous des sites Internet qui ne portent pas le label « LPB » !

22 avril 2015

Ouistreham sans peur, va se révolter !

Ouistreham la ville où le maire dégaine plus vite que son ombre !

 

En effet Mister Bail veut faire taire toute forme d'opposition dans la ville. Après avoir tenté en vain de "se faire" le Petit Bédouin, ces derniers jours il ressort l'arsenal juridique en portant plainte, à deux reprises, à l'encontre de deux concitoyens qui ont osé (crime de lèse-majesté !) écrire des propos prétendument infamants sur leur page FACEBOOK !
Rappelons que dans les premières semaines de son mandat, Mister Bail avait déjà convoqué une Ouistrehamaise ayant une dent contre lui. Il l'a menacée de porter plainte si celle-ci n'arrêtait pas, sur le champ, de le contester ou de le dénigrer en discutant sur le marché avec ses amies ! Fichtre !

Lors de leur élection, Mister Bail et son équipe, s'étaient vraisemblablement préparés à faire face à une opposition divisée et dispersée. Ils pensaient surfer sur une vague qui devait leur permettre d'exercer leur mandat sans surprise ! Mais hélas pour eux, un dossier argumenté, présenté à la Commission Nationale des Comptes de Campagne a sonné le glas de leurs espérances. Et voici notre nouveau magistrat rageant de voir ses comptes de campagne rejetés ! 

Dans le même temps, un petit journal satirique local, LPB, osait fédérer des  ouistrehamais de toute sensibilité politique autour de valeurs républicaines communes. Et puis, au vu de ce que révélait le Petit Bédouin, jours après jours, sur la gestion à la mode Bail, les ouistrehamais se mirent à dire tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas. Par leurs écrits satiriques et caustiques, ils ont relayé et commenté des posts sur FACEBOOK.

La situation actuelle est très éloignée des espoirs "plan plan" de la nouvelle majorité et Mister Bail doit gérer cette opposition à laquelle il n'avait pas pensé ! Il n'en peut plus. Les boulets viennent de toute part et il n'arrive plus à écoper sa barque qui prend l'eau ! Alors en désespoir de cause il expose ses souffrances à l'autorité judiciaire !

N'ayant pu faire arrêter les publications du Petit Bédouin malgré un procédure infondée qui a tout de même coûté 15.000 € à la commune, notre vaillant Mister Bail s'attaque maintenant à ses administrés eux-mêmes ! Et nous assistons à la convocation par la gendarmerie de Ouistreham, de personnes respectables ayant eu l'outrecuidance de poser des questions sensées à leur maire ou de l'avoir critiqué dans sa gestion ! Prise de photos, d'empreintes ! Le grand jeu !  


Force du mal !


Fan de STAR WARS, Romain BAIL se prend sans doute pour un JEDI. 

(Mur FACEBOOK de Romain BAIL - 17/04/2015)

Mais pour celui qui a la capacité de maîtriser la Force, grande est la tentation de l'utiliser à son propre bénéfice et non au service du bien. Des émotions comme la haine, la colère, la peur peuvent conduire le Jedi à rejoindre le côté obscur de la Force en devenant Dark Vador même si pour reprendre les termes de Yoda, le côté obscur n'est pas le plus fort, mais « le plus rapide, le plus facile, le plus séduisant ».



Ouistreham, même pas peur !




Et bien LPB dit NON. Il s'opposera à ce régime "Dark Vadorien", et dit aux Ouistrehamais et Ouistrehamaises : "vous n'êtes pas isolés, la véritable opposition est installée et reconnue dans un cadre collectif, l'association citoyenne "Les Amis du Petit Bédouin". (Pour nous rejoindre cliquez ICI)

Continuez Mister Bail avec vos complices ! Vous récolterez ce que vous semez avec votre autoritarisme ! Une révolution citoyenne ! Ceci n'est pas une menace, mais c'est bien près d'une prédiction qui se réalisera plus tôt qu'on ne le pense ! Foi de Petit Bédouin et de ses amis !

20 avril 2015

Un projet immobilier fumeux au coeur du vieux bourg de Ouistreham

Nous avons évoqué il y a quelques jours le projet immobilier du Parc de l'Abbaye annoncé en Conseil municipal le 30 mars 2015. Ce projet de 70 logements et 135 places de stationnement, élaboré par l'entreprise Gagneraud, occuperait une partie du parc, seul espace vert du centre bourg, et le parking situé derrière le Cabieu.  
Le premier réflexe devant un tel saccage « programmé » a été de déplorer, avec l'ironie qui nous caractérise, que cet espace sensible soit rayé de la carte et remplacé par une opération immobilière qui aurait pu trouver sa place ailleurs. Après ce coup de colère analysons froidement la situation.

Rappel du projet



Ce projet immobilier comportant deux immeubles et 135 places de parking sacrifie le seul véritable espace vert du centre bourg de Ouistreham. Il est proposé sans même connaitre l'avis de l'architecte des batiments de France qui s'impose lorsque l'on construit à moins de 500 m de sites classés comme la Grange aux dimes et de l'église Saint Samson. 
Enfin il se situe sur un terrain complexe sur le plan géologique : revers du plateau calcaire partiellement recouvert d'argile, donc imperméable, sur lequel existent des nappes d'eau, et au pied du talus, des éboulis et un mélange de tourbe, de vase et d'alluvions récentes. Les merveilles de la technique peuvent venir à bout de ces difficultés mais le coût en sera prohibitif !  
   

Le POS actuel protège-t-il les jardins de l'Abbaye ?


Dans un deuxième temps, il convient de se rappeler que la commune de Ouistreham s'est dotée d'un Plan d'occupation des sols (POS) approuvé et donc opposable au tiers. Ce document fixe les règles générales d'utilisation des sols qui peuvent notamment comporter l'interdiction de construire. La vocation de ce POS n'était-elle pas de prévoir minutieusement l'utilisation de toutes les parcelles de la commune pour la décennie à venir ? 
C'est pourquoi nous avons cherché à quoi ont pensé nos édiles depuis 1978 (date de la première version du POS) jusqu'en 2008 (date des dernières modifications) pour ce secteur d'un hectare environ, délimité grossièrement par le cinéma le Cabieu, la place Lemarignier, l'emprise des écoles et le foyer Vicquelin. Trente ans de réflexion c'est assez pour mettre au point un zonage adapté à la vocation de cet espace sensible au cœur du bourg, à proximité immédiate de la Grange aux Dimes (inscrite au titre des monuments historiques en 1971) et de l'église Saint-Sansom (classée au titre des monuments historiques en 1840) ! 



POS de Ouistreham
(en vert les jardins de l'Abbaye)

C'est cette réflexion, murement réfléchie pendant 30 ans, que nous avons découverte en ouvrant le POS de Ouistreham mis en ligne sur le site de la mairie http://www.ouistreham.fr/mairie/environnement/plan-local-d-urbanisme/

Eh bien nous n'avons pas été déçus ...si l'on peut dire ! La réponse à nos questions sonne haut et clair ! Aucun signe cartographique n'identifie les jardins comme un espace vert à protéger impérieusement ! Tout le secteur est classé en zone UB ! Cela signifie : zone urbaine de « moyenne densité » qui a vocation à accueillir des constructions individuelles et de petits immeubles collectifs ainsi que les activités qui en sont le complément naturel (commerce, services...).
Dans le corps de règles de la zone UB, l'article UB 12 traite du stationnement relatif aux immeubles  :
  • une place par logement de 2 pièces ou moins
  • 1,5 places par logement de 3 pièces
  • 2 places par logement de 4 pièces et plus.

Ce POS en l'état permettrait-il d'accueillir les 135 places de stationnement couvertes prévues par le promoteur dans ce projet mirifique ? Difficile à dire sans le détail des logements ! Quant à l'article UB 10 (hauteur des constructions), il stipule que le nombre maximum de niveaux est limité à 3 y compris les combles « aménageables », et que la hauteur maximale est limitée à 14 mètres au faîtage.

Bref nous sommes en présence d'une incohérence  dans ce POS : il existe un espace vert public que tout le monde apprécie mais, consciemment ou inconsciemment, on l'a occulté en le classant en UB laissant donc la possibilité de lui substituer de petits immeubles collectifs ! 

    Et maintenant quelle action citoyenne pour protéger notre patrimoine ?


    Tout ceci nous conforte dans l'idée que la réflexion de nos édiles a été pour le moins légère. Le bon sens consistait vraisemblablement à classer l'espace vert en parc public urbain (équipement public). Ce secteur, outre ses atouts paysagers bien décrits par André Ledran lors du Conseil municipal du 30 mars dernier, s'y prêtait d'autant plus que cet ensemble couvrant un peu moins d'un hectare, fait partie du domaine public de la commune et est donc, jusqu'à maintenant encore, inaliénable.

    Pour le déclasser, c'est-à-dire pour le transformer en patrimoine privé de la commune donc susceptible d'être vendu, une procédure spécifique est à enclencher avec une enquête publique à la clé. Les promoteurs y ont d'ailleurs songé. Mais cela laisse la possibilité aux citoyens de faire part de leurs objections. Rédacteurs, rédactrices ...à vos stylos ! Le cahier d'observations du public sera grand ouvert et le commissaire enquêteur à votre disposition pour répondre à vos questions !

    Informer c'est bien ... agir tous ensemble c'est mieux !


    En conclusion il s'avère indispensable que les citoyens de Ouistreham se prennent par la main et suivent attentivement les opérations. Cela tombe bien puisqu'une l'Association citoyenne "Les amis du Petit Bédouin » vient de naître et son champ de compétence recouvre les préoccupations paysagères, environnementales, urbanistiques, entre autres, dans le cadre de la défense et de la promotion de Ouistreham. Cette prise en main de nos destins va d'ailleurs perdurer tout au long de 2015, 2016, … En effet la nouvelle équipe municipale a entamé l'étude du plan local d'urbanisme (PLU) nouvelle mouture du POS depuis l'automne 2014. Leurs travaux d'élaboration de ce PLU devrait se terminer en 2017. Là encore il y aura une enquête publique !

    Informer c'est bien ...agir tous ensemble c'est mieux ! 

    Pour adhérer à l'Association citoyenne "Les Amis du Petit Bédouin", c'est ICI

    18 avril 2015

    Les élégantes de la Belle Epoque, Belle Rive, Mathilde, les Dunes

    Le Petit Bedouin a décidé de vous faire découvrir ou redécouvrir quelques villas de notre commune qui furent bâties pour la plupart à la fin du 19eme et début du 20eme siècle.

    Les lignes de chemin de fer au départ de Paris Saint Lazare vers la Normandie permirent à bon nombre de parisiens de venir en famille découvrir les plages et les bains de mer tout nouvellement à la mode, en six heures. Quant aux autochtones, en empruntant le tramway "le petit Decauville" qui desservait la côte, ils étaient à proximité de la"perle de la Manche". La mer et ses jeux ainsi que les régates donnèrent aux plus nantis l'envie de posséder une villa pour leur villégiature d'été et c'est ainsi qu'à travers les dunes poussèrent quelques demeures dont nous allons vous conter l'histoire.


    Belle Rive








    En 1866, Mr Longpré, fabricant de corsets à Caen se fit construire une villa située au n. 53 de la rue Pasteur près du casino à laquelle il donna le nom de "Belle Rive" étant la première maison bâtie si près du rivage constitué à l'époque de dunes.

    Un ami de Mr Longpré qui était peintre, venait fréquemment lui rendre visite et passer ses vacances à Ouistreham. Il remarqua que les couchers de soleil sur la côte ressemblaient à ceux qu'il avait admirés lors de ses voyages en Italie et surnomma la villa "Riva Bella" à l'italienne. Le nom fut adopté par les pêcheurs qui se rendaient sur les grèves et devint présent dans certains actes officiels aux alentours de 1895. Après cette date, l'appellation "Riva Bella" demeura seule.




    Mon caprice




    La villa "mon Caprice" bâtie en 1906 est une grande bâtisse de 2 étages s'élevant majestueusement à l'angle des rues Leverrier et Chartier au n° 12 de cette rue à quelques pas de la rue de la mer.
    Le rez de chaussée surélevé en terrasse donne sur un charmant jardin planté de mimosas. La salle de séjour s'ouvre de part et d'autre des 2 côtés sur de grandes fenêtres-vitraux d'origine représentant des femmes aux formes voluptueuses et graciles.






    L'escalier d'époque domine par sa beauté dès l'entrée et dispose d'un étrange boitier en verre comportant des boutons de sonnerie au nombre de 10.





    Les murs de cette grande demeure conservent un secret bien gardé pendant 2 décennies puisque jusque dans les années 20, la villa fut une maison de rendez-vous et la salle de séjour actuelle était le salon de réception où les demoiselles de petite vertu y attendaient leurs riches clients.
    Après la première guerre mondiale, Mr Nicolas Richard, marchand de bestiaux à Caen en fit l'acquisition pour en faire sa demeure puis il l'a revendie le 7 septembre 1935 à la famille Levanneur dont le petit fils, Mr Christian Levanneur est toujours l'actuel propriétaire.





    D'autres villas au long des années furent construites boulevard du Commandant Kieffer "le Chalet des dunes", "la Mathilde", la villa "Thierry" bâtie en 1892 propriété du parisien Georges Auguste Thierry, fervent régatier qui créa la société des Régates de Ouistreham SRO reconnu par arrêté préfectoral le 3 août 1893.


    Villa ANDRY





    La villa "Andry", située à l'angle de l'avenue Andry et du Boulevard du Commandant Kieffer, face au centre de Thalasso, fut bâtie en 1868. Elle fut le siège de la Commandantur pendant la seconde guerre mondiale avant d'être transformée en hôtel en 1954 (nous reviendrons dans un prochain article sur l'histoire, au combien riche, de cette demeure).

    Tout en flânant, laissez promener votre regard sur ces villas imposantes  qui ont traversé deux siècles pour nous témoigner de ce que fut la Belle Époque et le débarquement du 6 juin 1944 dont certaines portent encore les traces en leurs murs.

    Pour en savoir plus :
    Monographie de ORB, ouvrage collectif édité par l'OMAC en 1994.
    Histoire de Ouistreham des origines à 1939 par Mr Jean Provot.
    Un grand merci à Mr Christian Levanneur pour sa gentillesse et sa disponibilité.
    Collection personnelle

    16 avril 2015

    Le ridicule ne tue plus...heureusement !!!

    ....sinon nous n'aurions plus de maire...!


    Pour le carnaval de Ouistreham,

    LPB avait dépêché son envoyé spécial en la personne de Tonton Bédouin pour une fois arraché à ses chères études et qui avait promis à ses petits enfants qu'ils pourraient ainsi sortir au soleil les déguisements reçus à Noël. Il fallait en effet s'attendre à une manifestation d'envergure puisque le conseiller municipal délégué à l'animation des quartiers (le titre de l'homme en question s'avérera en fait plus long que le cortège) nous avait promis entre 1500 et 2000 personnes au défilé costumé (cf l'article de Ouest France du 10 avril). Il faut, ajoutait-il, rendre la ville attractive sur le plan touristique...C'est sûr avec ça, Ouistreham va concurrencer Rio ou Nice...

    Brève description du brillant cortège


    Une fanfare de rue un peu fatiguée, quelques bonnes volontés costumées, Tonton Bédouin a compté: en fait de costumes, il y avait sans doute plus de gendarmes et de policiers municipaux que de joyeux carnavaliers, ajoutons à cela LE char municipal sur le thème Bobby devant sa cabine et clou du spectacle, la 301 Peugeot des pompiers dans laquelle trônant sur la banquette arrière notre maire saluait, du geste ample des grands de ce monde, la foule clairsemée.


     Bobby devant sa cabine...
    ... le vrai ou une parfaite imitation?





    Après Martine à la plage, Romain chez les pompiers




    Bon, les petits enfants ont été un peu déçus, deux tours de manège et un jus d'orange à la Marine ont arrangé les choses!

    14 avril 2015

    Le Pharaon de Ouistreham !

    Rubrique internationale ?

    Le président égyptien lance un projet pharaonique : la construction d'une nouvelle capitale administrative en Egypte, entre Le Caire et la mer rouge, douze fois plus grande que Manhattan !
    Cette nouvelle capitale, qui n'a pas encore de nom, doit être aussi grande que Singapour et son aéroport international surpassera, par ses dimensions, Heathrow à Londres. Les travaux prendront cinq ans. Au bout de ce délai, cinq millions de personnes viendront habiter une ville de 700 kilomètres carrés abritant 2.000 établissements d'enseignement et 600 centres médicaux. Les administrations publiques et les ambassades y déménageront elles aussi. Le projet a été conçu par le groupe émirati Capital City Partners qui a piloté la construction du plus haut gratte-ciel du monde, la Burj Khalifa de Dubaï. Selon le PDG de cette société, Mohamed Alabbar, "la nouvelle ville est conçue à partir de zéro, mais elle constituera un prolongement naturel du Caire".

    Des projets similaires ont déjà été réalisés au Brésil (Brasilia), au Pakistan (Islamabad), au Nigeria (Abuja) et au Kazakhstan (Astana), mais la nouvelle capitale égyptienne doit les éclipser.

    Vous vous dites à la lecture de ceci que le Petit Bédouin vient de créer une rubrique "International" ou alors qu'il cherche à développer son audience et à ouvrir une agence locale au Moyen-Orient... Rien de tout cela.

    Chères bédouines et chers bédouins votre Maire a du se dire que si les bédouins égyptiens ont ce projet pharaonique, les bédouins de la Côte de Nacre doivent également avoir le leur ! Et voilà, c'est parti, notre Hassan Younes (ministre de la construction en Egypte) local, décide en se rasant le matin de construire le Ouistreham du XXI ème siécle.

    Et Ouistreham dans tout cela ?

    Aussi la première étape du renouveau "hausmanien" à la mode Bail sera un projet immobilier dans le parc de la Marie soit dans le triangle Cinéma le Cabieu-Mairie-Ecole. En exclusivité voici les plans de ce projet présenté au Conseil municipal du 30/03/2015.




    Ce projet en quelques points:
    - Surpression du parking du Cabieu,
    - Emprise sur le parc de la Mairie et également sur la cour de l'école maternelle Coty ! (Voir plans),
    - Création de 2 immeubles de xx logements dont une partie en logements sociaux (Il faut savoir que Caen-Habitat a rejeté l'offre selon les sources de LPB !),
    - Création de 135 places payantes de parking en sous-terrain.

    Ce qu'il faut savoir c'est qu'au-delà des autorisations nécessaires pour construire auprès de monuments classés ou inscrits au patrimoine (Grange aux dîmes, Eglise, constituent un secteur  protégé par les Bâtiments de France), le promoteur immobilier privé a réclamé au Maire de Ouistreham... la gratuité du terrain !

    En outre il faut mettre ces projets en perspective et rappeler que la commune perd des habitants (400 environ selon les premiers chiffres de l'Insee entre les deux derniers recensements, soit 2010 et 2015). Il y a également un nombre important de maisons à vendre dans Ouistreham ! Alors, à moins de déplacer les populations environnantes comme en Egypte, les réalisations urbanistiques de densification du centre de Ouistreham ne sont peut-être pas une priorité ! 

    Un peu de modestie Romain Bail, vous n'allez pas être maire d'une commune de 10 000 habitants rapidement.

    Voilà chers bédouins, au-delà de dilapider les deniers de la commune, le maire de Ouistreham, nouveau Pharaon Normand, veut dilapider notre environnement privilégié et le patrimoine culturel de notre commune. Et ce n'est qu'un début selon nos sources ! 





    Un article plus étoffé et plus circonstancié vous sera proposé prochainement sur ce projet. 

    12 avril 2015

    Romain FOU de foot !!!

    Romain BAIL est fou de foot. Si, si, si foi de Petit Bédouin.

    (Page perso FACEBOOK RB - 21/03/2015)

    Définissons les termes employés


    Mais avant de développer, il nous semble nécessaire de rappeler au maire de Ouistreham et à ses conseillers parisiens, la définition de l’adjectif utilisé dans ce titre, car nous ne voulons pas de méprise entre nous bien évidemment !
    Fou, folle (du latin follis, sac gonflé d’air)

    • Qui a perdu la raison, qui est atteint de troubles mentaux : Être à moitié fou.
    • Dont le comportement est extravagant, déraisonnable, imprudent ou malavisé : Un automobiliste fou l'a renversé.
    • Qui est hors de soi, très énervé, à bout de nerfs : Un homme fou de colère.
    • Qui indique un dérèglement mental : Un regard fou.
    • Qui est contraire à la raison, à la sagesse, à la prudence : De folles pensées.
    • Se dit d'un véhicule dont le conducteur a perdu le contrôle, d'un appareil dont le mécanisme est déréglé : Le camion fou dévalait la pente.
    • Se dit d'un mécanisme libre de tourner sur l'arbre qui le porte : Roue folle, poulie folle.
    • Qui se manifeste avec une très grande force, qui est fait avec beaucoup de fougue, d'intensité : Une terreur folle.
    • Indique une quantité, une intensité, un degré extrême : Coûter un prix fou. Il y a un monde fou !
    • Qui éprouve un sentiment à un degré extrême : Être fou de joie.
    • Qui affectionne, aime énormément quelque chose ou quelqu'un et, en particulier, qui est très épris, très amoureux de quelqu'un : Il est fou de sa femme .... ou de son compagnon !
    (LPB a voulu rajouter cette dernière possibilité, car il trouve que cette définition du Larousse est réductrice, orientée et discriminante au vu des nouvelles lois pour tous, en vigueur maintenant!)
    Le Petit Bédouin emploie l’adjectif «FOU» dans le sens de cette dernière occurrence (en rouge dans le texte) ! Romain BAIL est fou...de foot c'est à dire qu'il aime énormément le foot ! 

    Réjouissons nous de ce nouvel intérêt de notre édile !

    Mais quelle est cette histoire ? Romain BAIL est fou...de foot ! Romain BAIL et ses nombreuses facettes cachées ! Eh oui même si Romain BAIL n’a pas fait encore son coming-out en déclarant sur la place publique qu’il était devenu un fou de foot, LPB, en exclusivité locale, vous révèle cette information car vous le méritez bien.
    Non, non, non, pas la peine d'imaginer vulgairement ce fou de foot en supporter extraverti parmi les ultras du Stade Malherbe de Caen, torse-nu accroché aux grillages de la Tribune Borelli à d’Ornano. Nous nous y refusons totalement et inconditionnellement ! 


    Pas la peine non plus d'imaginer Romain BAIL, face à sa télé, avec dans une main sa télécommande et dans l’autre une bonne bière que sa compagne lui a ramené du centre commercial Carrefour d’Hérouville Saint-Clair, endroit où elle fait ses courses sur les "soi-disant" conseils, le soir des élections municipales 2014, de sa nouvelle amie Gaby, épouse de Monsieur  Ledran. (LPB profite de cet article pour embrasser Madame Ledran et lui dit «Hasta luego !»).


    (Article LIBERTE du 27/03/2015 - 12 mois, 12 questions, 12 minutes)
    Lien vers l'article

    Non, non, rien, rien de tout cela ! Vous n'y pensez pas ! Romain est fou de foot, mais pas comme cela ! Romain a un rang, lui ! Romain BAIL fait partie de ce club des fous de foot qui vont, non pas la veille d'un match rencontrer les joueurs de l’AJSO-Football, mais la veille d’un scrutin électoral serrer les paluches de ces types qui sont 22 votants potentiels à courir après un morceau de cuir dans les prés du «Petit Bonheur» ! Et là, à ce moment précis, Romain BAIL ils les aiment ces forçats du carré vert, ces pov’gars aux grolles crottées, qui puent la sueur et qui, après une bonne douche chaude, se retrouvent avec le coach et une bonne mousse pour de vrais moments de convivialité et de camaraderie.

    Et oui Romain BAIL n’est pas un fou, il sait ce qu’il fait ! Il serait fou de penser autrement !

    11 avril 2015

    Un despote à Ouistreham

    Oui mais c'était il y a plus de deux cents ans et pour à peine une matinée... N'en déplaise aux inconditionnels du "petit caporal", le génial Corse était bien ce qu'on appelle un despote mais son passage dans notre commune a laissé des traces. On connait assez bien le déroulement du voyage de l'Empereur en Normandie par les récits qu'en ont laissé le maire de Caen de l'époque, de Logivière, le préfet Méchin ainsi que deux mémorialistes les sieurs Victor Dufour et Laurent Esnault.

    22 mai 1811, peu avant minuit Napoléon Ier accompagné de l'Impératrice Marie-Louise arrive à Caen en grand équipage; compte tenu de l'heure tardive et il faut bien le dire d'une impopularité certaine, il écourte les cérémonies d'accueil et gagne rapidement l'hôtel particulier qui lui a été réservé. En fait deux hôtels particuliers de la rue Guilbert, les numéros 23 et 24 qui n'ont pas survécu à la fournaise de 1944, avaient été réunis pour la circonstance sous la maîtrise d'œuvre de l'architecte municipal Jean Harou, dit "Jean Romain" (oui, oui!) depuis qu'il avait remporté le Prix de Rome en 1788.



    Annonce par le Préfet Méchin du passage dans le département, de l'Empereur et de l'Impératrice Marie-Louise.
    Détail de l'affiche du 18 mai 1811.

    Le 23 passe en réceptions diverses et visite de la ville mais le 24, dès 4 heures du matin, l'Empereur prend la direction de Ouistreham. A cheval, car la route à l'époque est dans un état d'entretien déplorable et difficile d'accès aux voitures, il fallait passer par le bourg d'Hérouville, puis de Blainville ou emprunter le chemin de halage de l'Orne et les bacs de Colombelles ou de Bénouville. Eh oui à l'époque on ne pouvait guère se permettre de passer la journée à Ouistreham et aller dormir à Caen discrètement...Il avait même été question de faire le voyage en canot sur l'Orne jusqu'à Sallenelles  et de poursuivre la visite en longeant la côte par mer. On y avait renoncé c'était trop lent et malaisé. Finalement on ne sait quelle route Napoléon emprunta mais on sait qui l'accompagnait: le Prince Eugène de Beauharnais, le ministre de la Marine, un aide de camp, le baron d'Héricy, le colonel de Mathan sans compter les officiers et cavaliers de l'escorte. Le but du voyage: se rendre compte sur place de la faisabilité du projet de l'ingénieur Cachin de canalisation du cours inférieur de l'Orne afin d'établir un port de commerce à Caen et un port de guerre dans la fosse de Colleville. On en profitera aussi pour inspecter les ouvrages de défense de la côte, les redoutes de Ouistreham et de Colleville.

    Napoléon avait recommandé la plus grande discrétion et interdit qu'on tire le canon des redoutes en son honneur. L'Anglais croise fréquemment au large en effet et la défense constituée par les ouvrages en question est particulièrement inefficace. Le cortège se rend jusqu'à Lion. Au retour on s'arrête dans le bourg de Ouistreham décoré de guirlandes de feuillage pour la circonstance; un repas a été prévu dans la plus belle maison du village, chez le sieur Dumesnil. La population plutôt miséreuse est rassemblée et acclame l'Empereur, le curé plaide la cause de ses paroissiens et obtient une aide de  6 000 francs dont un tiers pour que l'église soit dotée d'une cloche. L'Empereur distribue aussi quelques bourses de pièces d'or à des habitants dans le besoin. Avisant une femme étrange qui porte sur ses guenilles des épaulettes et un sabre de général, il interroge son entourage, on lui conte l'histoire de Michel Cabieu, le héros de Ouistreham mort en 1804; c'est sa fille qui arbore ainsi les insignes remises à son père par le général Hoche admiratif. Emu Napoléon lui accordera un secours de 600 francs. La visite se terminera rapidement puisque le cortège sera de retour à Caen pour la fin de la matinée. Le lendemain l'impériale expédition se dirigera vers Cherbourg, c'est finalement dans cette ville que sera construit le port de guerre plutôt que dans la fosse de Colleville.



    La maison dans laquelle Napoléon et sa suite se restaurèrent, aujourd'hui connue sous le nom de "vieux manoir"

    Mais Ouistreham n'aura pas tout perdu, loin s'en faut car le 25 mai à Caen Napoléon signa un décret décidant le creusement "d'un canal partant de la ville de Caen et se rendant à la mer..."Les travaux devaient commencer en 1812 pour se terminer en 1818; on sait ce qu'il en advint. Les terrassements ne commencèrent qu'en 1838, l'ouvrage n'étant inauguré qu'en 1857, sous Napoléon III, un autre despote, un peu moins génial...

    Le vocable de "Bédouins" pour désigner les Ouistrehamais de souche daterait aussi de cette visite impériale, mais ce sera pour une prochaine rubrique!

    10 avril 2015

    Les aventures du Capitaine Bourgnock

    En exclusivité mondiale, LPB s’est procuré un extrait du journal de bord du célèbre Capitaine Yvan Bourgnock, qui tente, depuis l’automne 2013, de boucler un tour du monde  en catamaran de sport, mais qui s’est échoué en août dernier sur une plage du Sri Lanka. Heureusement, depuis quelques semaines, et grâce à la générosité de quelques précieux amis, dont notre maire bien-aimé, le Capitaine Bourgnock a repris la mer, prêt à s’échouer à nouveau, mais sur la plage de Ouistreham cette fois-ci.


      

    Récit


    
    Mille milliards de mille sabords ! Il est temps que ce tour du monde se termine, ça commence à faire long. Moi qui pensais battre un record, c’est raté ! Et dire que j’ai promis à mon nouvel ami Romain d’arriver à Ouistreham en juin prochain… En plus, depuis qu’il m’a envoyé 25.000 euros pour m’aider à colmater les dernières brèches de mon bateau et m’acheter un nouveau GPS, il me met une sacrée pression : « Il faut que tu sois là avant le 23 juin, Yvan, car ensuite, c’est la Fashion Week à Paris, et je ne raterai ça pour rien au monde ! Tu te débrouilles, tu fais comme tu veux, tu ne dors plus s’il le faut, et surtout, tu ne t’échoues pas sur une plage perdue du Sénégal ou de la Suisse ".  


    "J’ai eu beau lui dire que le Sénégal n’était pas sur ma route, à moins d’un improbable tsunami, et que la seule mer, en Suisse, était la mer de glace du Mont Cervin, il n’a pas voulu en démordre. Du coup, à cause de lui, je suis obligé de foncer comme un dératé, sans pouvoir profiter des charmes de l’océan Indien. Et dire que je viens de passer au large des îles Maldives... J’en suis malade ! J’ai calculé qu’avec ces 25.000 euros de don, j’aurais pu passer 3 mois au Club Med du coin, à me refaire une santé morale et physique. Tonnerre de Brest ! Quel gâchis ! "


    "Au lieu de ça, je suis obligé de trimer comme un esclave à bord de cette embarcation qui vogue comme elle peut, rafistolée de partout. Un peu à l’image de l’équipe municipale de cette ville de Ouistreham, d’ailleurs, paraît-il. J’ai lu, sur un blog Internet au nom marrant (« Le Petit Requin », ou «  Le Petit Bédouin », je ne sais plus), qu’elle prenait l’eau de partout, elle aussi. C’est peut-être pour ça qu’elle a choisi de me sponsoriser, d’ailleurs : entre ex et futur naufragés, il faut que nous soyons solidaires ! Bon, ce n’est pas tout d’écrire son journal de bord, mais j’ai encore du chemin à parcourir avant d’arriver à bon port, moi.  A très  bientôt pour la suite de mes aventures, foi de Capitaine Bourgnock ! ".


    08 avril 2015

    Les "people" de Ouistreham !

    Si notre commune a fait la une des médias du monde entier durant des semaines lors des célébrations du 70 ème anniversaire du Débarquement, elle n'a pas attendu cet événement pour susciter l'intérêt du monde politique et artistique juste de passage ou s'étant installé dans notre belle ville. Nous allons donc évoquer quelques uns de ces célèbres visiteurs.

    Aristide Briand  




    Aristide Briand né à Paris en 1862 et décédé dans la même ville en 1932 fut un homme politique et un diplomate français qui a été onze fois Président du Conseil et vingt fois ministre. Il joua un rôle essentiel dans les relations internationales après la première guerre mondiale. Il reçut le Prix Nobel de la Paix en 1926 conjointement avec Gustav Stresemann, pour son action en faveur de la réconciliation entre la France et l'Allemagne.
    Il fut un ami intime de Mr Alfred Thomas, maire de Ouistreham de 1919 à 1943.
    Pour se reposer de ses lourdes charges, il prenait le large des côtes de Ouistreham sur son yacht " Simounelle". Le ministre, très attaché à sa ville de villégiature finit par y acquérir une petite maison sur le bord du canal au Maresquier.
    Une statue érigée en sa mémoire se trouve dans le square face au port. Le groupe scolaire du primaire, avenue du Maréchal Foch, porte son nom.





    Jean Charcot



    Jean Charcot, né en 1867 à Neuilly sur Seine et décédé en 1936 au large de Reykjavík (Islande) fut un médecin qui, très jeune en compagnie de son père, fit de nombreux voyages à travers le monde en bateau et  de la voile à Ouistreham.
    En 1893, il fait construire son premier "Pourquoi pas", un Cotre de 19,50 m. Il sera double médaille d'argent aux jeux olympiques d'été de 1900 dans l'épreuve de voile.

    A bord d'un de ses quatre " Pourquoi Pas", le Commandant Charcot explora l' Antarctique lors de deux expéditions polaires en 1905 et en 1908/1910. Ses missions scientifiques permirent de cartographier près de 3000 kms de côtes et de découvrir une île désormais nommée Terre Charcot. Il fut un des collaborateurs de Paul-Emile Victor.

    Le quai le long du canal de Caen la mer  et le groupe scolaire du primaire, rue Gambetta, portent son nom.


    Francisque Poulbot




    Francisque Poulbot né en 1879 à Saint Denis et décédé en 1946 à Paris eut, très jeune, deux passions : le dessin et Montmartre où il s'installa dès son mariage avant de partir au front en 1914.
    Très doué pour le dessin, il commença dès 1900 à être publié dans la presse. Durant la guerre 14/18, il signa des affiches et des cartes postales patriotiques. Il créa le personnage du "titi parisien" un petit gamin des rues inspiré de Gavroche, le célèbre héros du roman de Victor Hugo, Les Misérables.
    Le Poulbot connu dans le monde entier est emblématique de Paris et plus particulièrement de Montmartre où son "papa" l'avait représenté sur sa maison.


    Denise Legrix


    Denise Legrix, née en 1910 à Cahagnes (Calvados) et décédée en 2010 à Lisieux, était une artiste peintre et une écrivaine. Elle avait une maison située au carrefour de la Route de Lion et du Boulevard Winston Churchill.
    Elle naquit atteinte de dysmelie (sans bras, ni jambes) mais douée d'une volonté certaine. Elle mit au point, très jeune, des techniques pour surmonter son handicap et être autonome.
    Son livre "née comme ça" publié en 1960 lui permit d'être connue internationalement. C'est pour cet ouvrage qu'elle reçut le prix Albert Schweitzer. Elle fonda en 1970 l'association d'entraide des Enfants et Adultes Dysmeliques, rebaptisée en 1997 l' Association Denise Legrix.

    Georges Simenon


    Né en 1903 à Liège (Belgique) et décédé en 1989  à Lausanne (Suisse), Georges Simenon était un romancier belge. Il est mondialement connu pour être l'auteur du célèbre "commissaire Maigret"  qui fut le héros de 75 romans policiers et 28 nouvelles dont certaines furent transposées à la télé et interprétées par Jean Richard et plus récemment par Bruno Crémer et au cinéma par Harry Baur et Jean Gabin.
    Lors d'un passage avec son bateau dans notre port, il fut séduit par notre cité et en fit le théâtre d'un de ses " Maigret" intitulé "le port des brumes" publié en 1932.

    La liste serait longue de ces "amoureux" de Ouistreham et nous citerons encore le sénateur Boivin Champeaux qui fut en 1936 président du Conseil Général du Calvados et possède sa rue (le long du centre de radiologie Thalatta), le chansonnier et animateur de radio Saint-Granier, l'acteur de petite taille Pieral qui joua dans les Visiteurs du soir de Marcel Carné ou le Capitan avec Jean Marais et d'autres films de capes et d'épées. 

    Et pour clore cette longue liste, nous n'oublierons pas de citer Catherine Frot, la célèbre comédienne qui, en novembre 1999, accepta de devenir la marraine du cinéma le Cabieu en y présentant ses derniers films et en y proposant ses propres coups de cœur. 


    Notre cinéma a maintenant pour parrain Jacques Perrin, acteur, réalisateur et producteur, entre autres, de "Peuple Migrateur" et de "Oceans".